Un dimanche coup de coeur

Gerald’s Game c’est l’histoire d’un jeu malsain qui dure depuis trop longtemps. C’est l’histoire d’une maison de vacances trop isolée, c’est l’histoire d’un imprévu qui va tout bouleverser. C’est tout simplement l’histoire d’une femme seule menottée à un lit.

Jessie c’est une descente aux enfers à petit feu, c’est le début d’une folie qui s’installe quand on se retrouve seul et immobile face à un mur. C’est un cauchemar trop réel. Ce sont des pensées qui s’installent et des souvenirs (trop bien cachés) qui remontent petit à petit à la surface tel un vaisseau fantôme qui sort des abysses. C’est un suspense qui s’installe petit à petit et une folie qui grandit d’heure en heure, de minutes en minutes, de secondes en secondes.

Carla Gugino excelle dans ce rôle et nous offre une prestation intense remplie de détresse digne d’une lady hitchcockienne. Aidé par le rythme prenant d’un suspense qui s’installe et d’une réalisation qui laisse éclore l’horreur dans les recoins les plus sombres d’une chambre.

Certains trouveront le film beaucoup trop lent et partiront en cours de route, loupant un final mystérieux et intriguant qui offre matière à la réflexion.

Gerald’s Game est surement l’une des meilleures adaptations à ce jour du grand Stephen King. C’est un film prenant rempli d’intensité qui offre quelques moments de frayeurs.

Un dimanche coup de coeur

Réalisé par: Nicholas Stoller Année: 2008 Durée: 1h51min Genre: Romance, Comédie Note: 7/10 Achat-Location: VOD

Sans Sarah rien ne va, c’est l’histoire d’une rupture, c’est l’histoire d’une fuite ratée, c’est l’histoire d’une rencontre dans un lieu paradisiaque. Forgetting Sarah Marshall c’est l’histoire d’un après, c’est tout simplement l’histoire du deuil d’une relation.

Sans Sarah rien ne va est une comédie savoureuse et pétillante qui malgré quelques longueurs arrive à se démarquer des autres comédies romantiques, grâce à un bon rythme qui enchaine avec efficacité les situations cocasses et les vérités sur les relations amoureuses. Le tout aidé de dialogues très bien écrit et d’une mise en scène assez réaliste.

Sans Sarah rien ne va tire sa force de son personnage principale, qui s’avère crédible en monsieur tout le monde. Fini le patron, beau gosse et macho ! Bonjour à l’homme réel, celui qui a des défauts comme des bons côtés. Forgetting Sarah Marshall tire de façon efficace sur les ficelles de la comédie romantique pour traiter avec légèreté, ingéniosité et assurance de la rupture amoureuse.

Sans Sarah rien ne va est un film qui prend par les sentiments et offre un vrai moment de plaisir et de rire, sans prise de tête. Profond et pertinent, Forgetting Sarah Marshall est une comédie sentimentale à la fois drôle et touchante qui utilise la recette du trash/soft pour pimenter son histoire portée par un casting de talent.

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Réalisé par: Chris Kentis   Année: 2003   Durée: 1h19min   Genre: Drame, Suspense, Horreur   Achat-Location: VOD

Open Water c’est l’histoire d’un couple en vacances qui va décider d’aller se faire une petite plonger, c’est l’histoire d’un oubli terrible qui n’aurait jamais dû avoir lieu. C’est l’histoire d’une stupide erreur humaine qui va plonger un couple en enfer.

Open Water c’est le film qui vous fera réfléchir à deux avant d’aller faire trempette au milieu de l’océan.

Le film s’inspire de la terrible histoire vraie d’Eileen et Tom, un couple qui le 25 janvier 1998, fut malencontreusement oublié au large des côtes de la barrière de corail. Deux jours plus tard, le skipper du bateau de plonger découvrit les affaires du couple, il donnera l’alerte malheureusement, il était déjà trop tard. Quelques semaines après leur disparition, une partie de leur équipement de plonger s’échoua sur une plage. Six mois plus tard, une ardoise qui sert au plongeur à communiquer entre eux, fut retrouvée par un pécheur avec écrit dessus. « Lundi 26 janvier 8:00. Pour tous ceux qui peuvent nous aider. Nous avons été abandonnés à Reef St Crispin, le 25 janvier 98 à 15:00. S’il vous plait, aidez-nous, venez nous sauver ou nous allons mourir. Au secours! » Le couple ne fut jamais retrouvé.

 

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Open Water est une expérience efficace, tout à fait traumatisante qui s’inspire du projet Blair Witch en reprenant l’idée que ce n’est pas ce que l’on voit mais ce que l’on croit voir qui éveil nos plus grande peur. Et je vous prie de croire que l’océan est un puits d’inspiration pour appliquer cette idée.

Open Water est un huis clos psychologique dans les eaux profondes, toujours mouvantes d’un océan sans pitié. C’est un petit chef-d’oeuvre d’une efficacité redoutable à la tension parfois insoutenable, qui jouera avec malice de nos nerfs, pour laisser dans notre esprit un souvenir inoubliable.

 

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Réalisé par: Xuan Liang & Chun Zhang   Année: 2016   Durée: 1h40min   Achat-Location: VOD


Aujourd’hui dans un dimanche coup de coeur, on va parler poésie, on va parler spiritualité, on va parler amour. Aujourd’hui dans un dimanche coup de coeur on va reparler de cette petite pépite qui porte le doux nom de Dayu Haitang. 

Big Fish & Begonia c’est l’histoire de la jeune Chun, un être céleste qui a ses 16 ans est envoyé dans le monde des humains, sous la forme d’un dauphin, pour accomplir son rituel de passage à l’âge adulte. C’est l’histoire d’un imprévu qui va tout faire basculer, c’est l’histoire d’un être céleste qui va tout faire pour redonner vie à un esprit humain.

Cette histoire est une création chinoise en partenariats avec un petit studio coréen, doux, poétique, plein d’amour et de couleurs, Big Fish & Begonia a réussi à trouver une identité propre grâce à un style de dessin particulier qui lui donne vie et un scénario qui défie certains schémas classiques en puisant son inspiration dans les richesses des légendes de la culture chinoise.

Malgré quelques passages un peu brouillons et quelques inégalités dans l’animation, le film arrive à nous entrainer dans son histoire, grâce à des personnages touchants remplis d’humanité et un contraste marquer entre le monde des humains violents et sombres et celui des esprits pleins de couleurs splendides ou la nature est maître, un vrai plaisir pour les yeux et pour l’imagination.

Big Fish & Begonia est un film d’animation qui partagera. Les puristes de Miyaziki crieront surement au scandale, mais quelqu’un comme moi, se laissera facilement porter par sa curiosité et vivra un moment doux et tendre remplie de couleur et de poésie.

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Réalisé par: Zack Snyder   Année: 2009   Durée: 2h42min   Achat: VOD


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Le 3 mars 2009, j’étais à l’avant-première du film Watchmen, attendant avec impatience cette petite pépite qui s’annoncer comme le chef-d’oeuvre de mon année 2009, malheureusement pour moi, ma séance fut anéanti par un inconnu installé à côté de moi, qui ce jour-là avait une seule envie: parler… Je ne vous mentirais pas, encore aujourd’hui, j’ai une petite rancune envers cette personne pour m’avoir gâché ce grand moment de cinéma. C’est donc bien plus tard que j’ai enfin pu savourer ce chef-d’oeuvre.

Watchmen c’est l’histoire d’une Amérique alternative où les super-héros font partie intégrante de la vie quotidienne, c’est l’histoire de super-héros hanté par leur passé, c’est l’histoire d’un complot contre une humanité déjà perdue…

Adapter Watchmen au cinéma n’était pas une chose facile, il faut savoir que le comic a toujours été réputé pour être inadaptable, voir infilmable, c’était sans compter sur la ténacité du talentueux Zack Snyder qui réalise une adaptation fidèle et fascinante, où le sombre rencontre la couleur dans un univers plein de violence. Le réalisateur respecte avec intelligence l’oeuvre d’origine en utilisant la puissance des images et de la musique pour nous transmettre des émotions bouleversantes et percutantes.

Certes, Snyder ne réalisera pas une oeuvre parfaite mais il nous offrira un film captivant porté par un casting fascinant, une histoire bien construite, des dialogues époustouflants, un esthétisme troublant et une bande originale qui se joue des parallèles. Zack Snyder nous entraîne avec brio dans l’univers de Moore et Giddons leurs rendant justice et nous offrant un grand moment de cinéma.

Watchmen est l’un des meilleurs films (voir le meilleur) de super-héros jamais réalisé, une nouvelle vision s’offre à vous ne la laisser pas s’échapper.

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Le bruit de couloir suspect (7)


Réalisé par: Alex Garland   Année: 2014   Durée: 1h48min   Achat: VOD


En dimanche pour un dimanche coup de coeur, j’avais envie de vous reparler d’un petit film qui m’avait beaucoup plus en 2014 et qui mérite le coup d’oeil!

Ex_Machina c’est l’histoire de Caleb un jeune informaticien qui gagne un concours d’entreprise qui va lui ouvrir les portes de la demeure de son grand patron, Ex_Machina c’est l’histoire de Nathan un génie qui travaille en secret sur la création d’une forme vivable d’intelligence artificielle, Ex_Machina c’est l’histoire d’Ava un robot qui à la capacité de penser et de ressentir des émotions au-delà de son esprit logique et informatique. Ex_Machina c’est une fable paranoïaque et philosophique sur l’intelligence artificielle.

Pour son premier passage derrière la caméra, l’auteur du best-seller La Plage remet au goût du jour le mythe de Frankenstein en se réappropriant le thème déjà bien utilisait dans le monde du cinéma et de la littérature celui de l’intelligence artificielle. Alex Garland confronte l’homme à la machine à travers une série de tests qui soulèveront par la suite plusieurs questions assez pertinentes qui pousseront le spectateur à la réflexion.

Dans Ex_Machina trois mondes se confrontent celui d’un milliardaire qui veut maitriser le monde, celui d’un petit employer qui rêve d’améliorer le monde et celui d’une créature devenue autonome qui rêve d’émancipation pour découvrir le monde. Ces trois mondes se livrent bataille dans un huis clos qui fusionne les codes du thriller et ceux de la science-fiction pour créer un film intimiste et pertinent mener par un trio grandiose qui s’accorde et s’équilibre à la perfection.

Alex Garland a créé une fable sur l’intelligence artificielle atypique et innovante qui offre une nouvelle vision du monde de la robotique qui ne laissera personne indifférent.

You know the part in scary movie when somebody does something really stupid, and everybody hates them for it- This is it (2)

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Le bruit de couloir inattendu (9)


Réalisé par: Xavier Dolan   Année: 2014   Durée: 2h19min   Achat: VOD


Mommy je vous en ai parlé en 2014 à la création du Bruit du Cinema, je ne pouvais pas faire Un dimanche coup de coeur sans vous reparler de cette petite pépite qui m’a chamboulé. Mommy a été pour moi une révélation, une découverte, un choc, un crochet du droit décroché par un Richard Aldana en forme, un bouleversement mais surtout un vrai plaisir.

L’action du film se déroule dans un présent légèrement augmenté, où une loi permet aux parents en difficultés d’abandonner leurs enfants au système de santé. Le film nous raconte l’histoire de trois personnes brisées qui grâce à un même malaise vont partager le même destin.

La particularité du film Mommy s’est avant tout son format 1;1, ce carré qui nous apparaît dès le début choque, change et éveille la curiosité, il favorise la concentration, coupant toute distraction visuelle autre que les personnages, le format nous lie directement avec le personnage de Steve s’élargissant en fonction de ses humeurs. Une idée de génie qui aurait pu être très risquée mais qui heureusement pour Dolan fonctionne à la perfection, crée une interaction directe entre le public et les personnages et offre un moment magnifique.

Mommy c’est des scènes marquantes, c’est une mise en scène brillante et novatrice, c’est un casting parfait où chaque personnage complète l’autre dans une énergie incroyable qui fait l’effet d’une bombe émotionnelle qui nous explose en pleine tête et nous laisse complètement sonner perdu dans un entre-deux inexplicable, du Celine Dion plein la tête.

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Réalisé par: Jonathan Dayton & Valerie Faris   Année: 2006   Durée: 1h41min   Achat: VOD


Little Miss Sunshine c’est l’histoire d’une famille bancale qui a du mal à trouver son équilibre, c’est l’histoire d’une famille qui se lance dans un road trip improvisé qui va les aider à trouver cet équilibre qui leur manqué, c’est une thérapie de groupe rempli d’émotions et d’humanité, c’est une comédie qui tient toutes ses promesses.

Little Miss Sunshine c’est une traversée chaotique d’une Amérique toujours en quête de réussite et de perfection. Le scénario d’une rare drôlerie est écrit de façon délicate, n’oubliant aucun personnage et offrant une belle partition de caractère, tous interprétés de façon juste, les scénaristes n’en oublient pas pour autant d’aborder des thèmes d’actualité comme l’addiction, la mort et même le sexe sans jamais perdre le ton humoristique qui fait le film.

Jonathan Dayton et Valerie Faris trouvent un bel équilibre entre rires et émotions, ils arrivent à créer un voyage initiatique pour la petite famille mais aussi pour le spectateur. Ils ont réussi à créer un road movie familial pétillant d’ingéniosité et de bonne humeur malgré des sujets sulfureux.

Little Miss Sunshine est une comédie drôle et intelligente où la tendresse des personnages apaise la cruauté des situations rendant le film unique. Ce film est une petite pépite, un feel good movie, une réelle bouffée d’oxygène qui une fois vue ne s’oublie pas.

Le saviez-vous ? 

  • Le projet Little Miss Sunshine a mis cinq ans avant de voir le jour, le plus gros problème a été de trouver le financement.
  • La production s’est assurée qu’Abigail Breslin écoute vraiment de la musique dans son casque pour les scènes ou Alan Arkin devait dire un texte vulgaire.
  • Bill Murray était le premier choix pour jouer Frank, le second choix était Robin Williams. 

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La reine des damnés

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Réalisé par: Michael Rymer   Année: 2002   Durée: 1h41min   Achat: VOD


Le Bruit du Cinema revient de vacance, plein d’articles dans la tête! Mais pour ce dimanche, je vais vous reparler d’un film « doudou » comme l’a si bien dit une amie à moi, un film qu’on regarde parce qu’il nous a marqués et non parce qu’il est culte, je vais vous reparler de La reine des damnés, petit mal aimé de l’histoire du film de vampires qui pourtant moi a réussi à me marquer. Il a certes mal vieilli mais sa bande-son reste l’une des meilleures que j’ai pu entendre et rien que pour ça, il devait apparaître dans Un dimanche coup de coeur! 

The Queen of the Damned est une adaptation cinématographique inspirée des chroniques des vampires d’Anne Rice, ce film fait suite à l’adaptation du livre Entretien avec un vampire par Neil Jordan.

La reine des damnés se concentre sur le vampire Lestat qui se réveille après de longues années de sommeil et part en quête de popularité en s’initiant à la musique rock. Au cours de sa fulgurante ascension, il va croiser le chemin de Jesse Reeves, une jeune fille fragile et désorientée en quête d’un but, fasciné par le vampire elle s’offrira à lui et pour la première fois Lestat refusera de profiter de son innocence. En rompant la traditionnelle discrétion des vampires, le vampire Lestat va réveiller de vieilles connaissances ne se faisant pas que des amis.

Bien que le film de Neil Jordan et celui de Michael Rymer est la même thématique, ils sont tous les deux très différents, d’un point de vue esthétique, d’un point de vue artistique mais aussi d’un point de vue de qualité, le film de Michael Rymer étant bien en dessous de celui de Neil Jordan. Le plus grand problème de La reine des damnés c’est la comparaison inévitable qui a été faite avec Entretien avec un vampire, la comparaison jouant en sa défaveur et lui faisant perdre des voix, mais si l’on oublie cinq minutes ce dernier, le film n’est pas si mauvais que ça, l’univers est assez rock, l’histoire se tient, le casting n’est pas des plus mauvais, on a donc un film de vampire pas trop mauvais pour passer un bon petit moment.

La reine des damnés ne convaincra pas la majorité mais restera malgré tout un assez bon film de vampires qui a juste mal vieilli.

Le saviez-vous ? 

  • Aaliyah est morte dans un crash d’avion alors que le film n’était pas complètement fini, le réalisateur a dû faire appel à son frère (Rashad Haughton) pour le doublage final. La similitude entre les voix + une petite aide technologique a permis de finir le film.
  • La personne qui chante à la place de l’acteur Stuart Townsend et le chanteur du groupe Korn, Jonathan Davis, mais il n’a pas pu chanter sur l’album du film, c’est donc Marilyn Manson, Chester Bennington, David Draiman, Wayne Static et Jay Gordon qui l’ont remplacé.
  • Stuart Townsend devait jouer Aragorn dans Le seigneur des anneaux mais après  4 jours de tournage il a été remplacé par Viggo Mortensen beaucoup plus vieux et plus crédible en vagabond sauveur de Hobbit.

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Un dimanche coup de coeur

 

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Reefer Madness: The Movie Musical

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Réalisé par: Andy Fickman   Année: 2005   Durée: 1h52min   Achat: VOD


1936, dans une petite bourgade des Etats-Unis, des parents d’élèves sont réunis dans une école pour une projection qui a pour but de les alerter sur le fléau qui menace leur progéniture, un fléau dangereux et pervers qui arrive aux frontières de leur petite ville, la plus dangereuse de toutes les drogues s’invite chez eux, la Marijuana.  Un conférencier en croisade contre le cannabis, leur expose les dangers que représente cette drogue à travers l’histoire de deux adolescents Jimmy Harper et Mary Jane, deux élèves qui vont tomber dans le piège tendu par la cigarette magique…

Adaptation d’une comédie musicale du même nom qui a remporté un certain succès à Los Angeles, le film suit les traces de son ancêtre, aidé d’une narration façon documentaire de propagande des années 30, Reefer Madness s’attaque volontairement à une Amérique toujours plus conservatrice qui se noie dans des préjugés ancestraux. Le film séduit par son manque de sérieux et son second degré, Jesus rencontre Jeanne d’Arc, les zombies s’invitent à la fête sur des chansons aux rythmes endiablés qui revisitent les préjugés de la marijuana.

Reefer Madness c’est une bonne histoire mais c’est aussi un casting parfait qui surjoue volontairement avec cruauté et finesse cette Amérique conservatrice qu’on aime tant se moquer. Le film n’hésite pas à sauter la tête la première dans le mauvais goût et à verser dans l’outrance sur des chorégraphie endiablé, folle et drôle. Reefer Madness surprend, ébranle et ne passe pas inaperçu, l’incohérence devient cohérence pour le plus grand plaisir. Une petite pépite qui mérite le coup d’oeil, à voir de toute urgence!

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Un dimanche coup de coeur

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FBI: Fausses Blondes Infiltrées

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Réalisé par: Keenen Ivory Wayans   Année: 2004   Durée: 1h49min   Achat: VOD


Le dimanche coup de coeur c’est toujours un plaisir pour moi, c’est comme j’ai pu le dire depuis que j’ai commencé cette rubrique, une occasion pour moi de parler de films divers et variés qui ne se ressemblent pas et aujourd’hui on va parler comédie potache! Je vais vous parler d’un film qu’on pourrait mettre dans la catégorie: plaisir coupable.

FBI: Fausses Blondes Infiltrées nous raconte l’histoire de deux bras cassés du FBI qui se voit confier la mission de jouer les nounous pour deux riches héritières insupportables et ingérables menacées d’enlèvement. A la suite d’un accident, les deux soeurs se retrouvent légèrement amochées et dans l’incapacité de se rendre dans une réception organisée par le Hamptons Magazine. Devant trouver une solution pour ne pas être viré les deux agents décident de prendre la place des héritières.

Clairement en se lançant dans l’aventure, on pourrait s’attendre à un pur nanar qui nous ferait un peu rire mais qu’on oublierait bien vite… Et bien au risque de vous surprendre, je vous annonce qu’à ma grande surprise je n’ai pas vécu l’aventure comme ça, j’ai vécu tout l’inverse! White Chicks est un petit film qui ne se prend pas la tête, le film annonce clairement la couleur en enchaînant dès le départ des blagues pipi/caca, suivie de clichés sur le monde féminin, sur la haute société des Hamptons et sur les enfants de riches milliardaires. Le film ne réinvente rien mais il fait rire même parfois pleurer de rire.

Cette petite comédie à l’histoire assez bien construite fait son boulot, il nous fait rire et surtout il nous fait passer un bon moment, FBI: Fausses Blondes Infiltrées est un petit plaisir coupable qui mérite le coup d’oeil.

Le saviez-vous ? 

Lors du casting des deux soeurs, les créateurs ont cherché deux actrices qui pouvaient facilement passer pour des soeurs mais surtout qui se rapprochaient le plus possible des deux acteurs par leurs tailles, leurs poids mais aussi leurs structures faciales. S’il y a eu autant de calcul c’est tout simplement parce que les Wayans voulaient éviter le look drag queen pour leurs personnages.

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Un dimanche coup de coeur

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Brice de Nice

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Réalisé par: James Huth   Année: 2005   Durée: 1h38min   Achat: VOD


Salut j’m’appelle Brice je viens de Nice. J’suis surfeur a mes heures ascendant snowboarder.

Je dois avouer qu’en ce moment j’aime bien me replonger dans les films et les séries qui ont fait mon adolescence (surement un besoin inconscient de faire le point où juste une envie de retomber en enfance) ce mois-ci je vais vous parler dans Un dimanche coup de coeur, d’un surfer blond qui a marqué un été de beaucoup d’adolescents, je ne parle pas de Bodhi mais je parle bien sûr du seul, de l’unique Brice de Nice. 

Brice de Nice est un personnage loufoque, insouciant, sans gêne et immature vivant dans une dimension parallèle où l’illusion et la couleur jaune règne en maître, protégé par sa bonne étoile le dieu du surf Bodhi aka Patrick Swayze (Point Break). Clairement qu’on se le dise, quand on regarde Brice de Nice, on ne s’attend pas à voir un chef-d’oeuvre, ni un film qui fait réfléchir, ce qu’on veut voir c’est un film qui va nous détendre. Brice de Nice c’est un peu notre feel-good movie à la française, c’est le film qu’on va regarder parce qu’on sait qu’on va rire, qu’on va arrêter de se prendre la tête et surtout parce qu’on sait qu’on va passer un bon moment. Et moi, personnellement j’adore ça, revoir ce film est toujours un plaisir!

Moi le matin, je casse le vent, je fais chier les gens ça me purifie c’est important.

Dans ce film l’histoire n’est qu’un prétexte pour enchainer une ribambelle de gags tous plus fous les uns que les autres et bien sûr balancer des tonnes de répliques devenues « culte » avec le temps, aidé de son complice Clovis CornillacJean Dujardin assure le job à la perfection et nous offre une aventure complètement loufoque qui fait oublier une mise en scène assez tangente.

Brice de Nice n’a jamais eu la prétention de se prendre pour une super comédie (bien au contraire), le film fait partie de ces navets qu’on prend plaisir à regarder pour les souvenirs et la détente qu’ils nous apportent.

J’suis le roi d’la glisse pas besoin d’notice sur les autres surfaces j’suis le roi d’la casse ! 

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Un dimanche coup de coeur

 

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Lost in Translation

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Réalisé par: Sofia Coppola   Année: 2003   Durée: 1h42   Achat: VOD


J’aime beaucoup les rubriques que j’ai pu mettre en place car elles me permettent de vous parler de film « inconnu » comme de film connu et elle me permette aussi de retravailler des articles qui avec le temps je ne trouve pas assez abouti ou de vous reparler d’un film pour lequel mon avis a pu changer avec le temps. Ce mois-ci je remet en lumière Lost in Translation qui a été l’un des premiers articles que j’ai pu faire sur Le Bruit du Cinema. Redécouvrons ensemble ce film magique!

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Lost in Translation nous raconte l’histoire de deux personnes perdues dans une ville qui ne les attend pas, de deux âmes perdues entre deux fuseaux horaires, de deux êtres humains qui cherchent des réponses à leurs dépaysements existentiels dans une ville trop bruyante, trop grande où la barrière de la langue se transforme en mélodie incompréhensible qui nous transporte dans une histoire d’amour sensuelle qui ne parle pas de sexe.

En choisissant de tourner en 35mm, Sofia Coppola signe ce qui est à mes yeux son chef-d’oeuvre! Un film qui grâce à son choix de réalisation nous enveloppe dans un univers romantique doux et amer avec une grosse pointe de mélancolie, Lost in Translation c’est aussi une rencontre époustouflante de deux personnalités changeantes, de deux âmes soeurs qui vivent un amour d’un instant. Le grand Bill Murray s’impose à nos yeux dans ce rôle fait sur mesure qui nous montre à quel point son talent est grand que dis-je Immense! Il n’en oublie pas pour autant de mettre en lumière sa partenaire Scarlett Johanson qui se révèle à nous, dans toute sa sensibilité et sa tendresse.

Sofia Coppola a trouvé un casting parfait et créer un film qui n’assomme pas de paroles inutiles, se contentant d’observer la nature humaine en jouant des clichés mis subtilement par-ci, par-là tout au long du film, pour finir sur des mots d’adieu qui se perdent dans le brouhaha de cette ville trop grande pour ces deux âmes en recherchent de réponse à leur mélancolie. Lost in Translation capte le souffle unique d’un amour platonique aussi profond et puissant qu’un coup de foudre.

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Le saviez-vous?

  • Sofia Coppola  a écrit le rôle de Bob Harris  pour Bill Murray sans lui le film n’aurait jamais existé.
  • Bob et Charlotte ne se présenteront jamais l’un à l’autre et il faudra attendre 32 minutes pour qu’ils commencent à échanger.
  • Le film a été tourner en 27 jours.

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Un dimanche coup de coeur

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Réalisé par: Kristen Sheridan   Année: 2007   Durée: 1h54   Achat: VOD


Un orphelin va se découvrir un talent inné pour la musique, poussé par ce nouveau sentiment de découverte, August va partir à la recherche de ses parents, persuadé que s’ils entendent sa symphonie ils le reconnaitront.

August Rush est un joli conte de fées, plein d’amour et de musique, un film rempli de bons sentiments malheureusement mal aimé de la critique et même du spectateur, qui le trouve souvent nié… Et ça je dis, que nenni! je ne suis pas du tout d’accord, je profite de ce dimanche coup de coeur de février pour venir défendre ce petit film qui se range dans la catégorie des films qui m’ont fait vibrer et pleurer. Avec ce film, Kristen Sheridan nous offre une histoire non dénuée de charme qui touchera les plus sensibles et bien sûr les amateurs du genre.

C’est un peu un Oliver Twist des temps modernes où la musique et l’amour serait le moteur de la vie, alors oui, il y a des longueurs, oui, le film est parfois tiré par les cheveux, bien sûr la réalisatrice prend parfois des raccourcis mais dans l’ensemble, on a un bon film avec une histoire poétique et émouvante bercé par la musique et l’amour. August Rush est un film sous-estimé, que je trouve encore aujourd’hui puissant, touchant et plein de finesse. Le film est porté par un casting simple mais efficace, le charme opère parfaitement entre Keri Russell et Jonathan Rhys Meyers, le petit Freddie Highmore nous offre une prestation talentueuse et Robin Williams reste fidèle à lui-même en choisissant un rôle qui lui plait.

Le film par d’une idée irréaliste qui malgré tout se termine sur du vrai, il arrive à nous faire croire que la musique est aussi forte que l’amour. Les plus « réalistes », les plus terre-à-terre ne verront que des incohérences et soulèveront tous les points impossibles, oubliant que le cinéma est là pour nous faire rêver, nous faire croire en une histoire impossible, mais les amoureux de film à l’eau de rose, de romance, de Happy Ending, eux s’y plongeront totalement et vivrons un moment rempli de musique et d’amour avec le petit Freddie.

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Un dimanche coup de coeur

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Réalisé par: David Fincher   Année: 1995   Durée: 2h7min   Achat: Amazon, Fnac, VOD


Qui aurait pu deviner en 1995, qu’un film sur un tueur en série qui décide de régler ses comptes avec la société en tuant des personnes qui représentent à ses yeux l’un des sept pêchés capitaux, aller devenir un chef-d’oeuvre du cinéma ? Pas grand monde si vous voulez mon avis! Et pourtant, ce polar dérangeant mais aussi séduisant qui débute d’une idée simple mais efficace, a réussi un coup de maître en devenant un chef-d’oeuvre complexe et captivant comme on en fait plus.

A travers Se7en, David Fincher révolutionne le film du serial Killer en explorant le lien qui peut se créer entre un tueur et la police, en y ajoutant une atmosphère unique d’une ville en décomposition aux lumières glauques, un tueur en série aux meurtres créatifs et un duo de détectives que tout oppose, le réalisateur avait tout en main pour créer un film unique qui resterait en mémoire.

Grâce à une conclusion qui choque et laisse sans voix, un casting qui frôle l’exceptionnel, une histoire simple et brillante, un réalisateur talentueux, j’avoue ne pas trouver de mauvais mots à dire sur ce film. Les années passent et je suis toujours choquée, éblouie, traumatisée et même parfois époustouflé par ce thriller passionnant. Avec Se7en, David Fincher signe surement l’un des thrillers les plus noirs du cinéma.

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Le saviez vous ?

  • Se7en est un des rares films hollywoodiens projetés en Iran post-révolutionnaire.
  • Il fut décidé de ne pas inclure Kevin Spacey dans les crédits lors du générique de début pour garder le mystère sur l’identité du tueur.
  • Brad Pitt était prêt à ne pas s’engager dans le projet si la fin venait à être modifiée.

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