Magazine: Octobre 2015

J’ai pris un peu de retard ce mois-ci mais vos mieux tard que jamais comme on dit. Beaucoup de bon film, beaucoup de bons dossiers, de décryptage et d’interview.

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  • Cinemateaser n°48

Ce mois-ci le magazine s’illustre avec deux couvertures au choix qui mettent en avant le film Pan. On a droit à un décryptage du film The Lobster, un autre des films d’Eli Roth, une question intéressante sur la foi et le cinema, une petite piqûre de rappel sur Jason Blum, un dossier complet sur le dernier film de Joe Wright, un autre sur Sicario, un reportage sur le dernier Ridley Scott et pour finir un gros point sur le Tiff.

  •  Studio Ciné Live n°73

Le magazine nous offre une couverture digne d’un magazine de mode avec un Vincent Casel en mode mâle aux yeux de biche, un édito toujours aussi nerveux, des news toujours aussi sympathiques, un petit zoom sur M Night Shyamalan, une interview du mannequin en couverture, une enquête sur les femmes et la réalisation, un joli portrait sur la belle Emma Stone, un retour sur retour vers le futur, un joli portfolio sur l’exposition Star Wars qui a lieu actuellement à la galerie Sakura (Paris) on termine notre lecture sur le film culte The Rocky Horror Picture Show. 

  • Première n°464

La couverture la plus convaincante de ce mois d’octobre, une ouverture du magazine avec la jolie Emma Watson, une petite question sur Netflix et le cinéma, une petite interview de Woody Allen, un résumé de l’American Film Market, une interview pour l’héroïne du film de Maïwenn,  un dossier complet sur Sicario, une interview du Guy next door le plus apprécié Matt Damon, une belle rencontre avec Genndy Tartakovsky, un portfolio en noir & blanc sur le grand Scorsese et pour finir dans le frisson un décryptage de l’horreur au cinéma.

Le magazine à ne pas manquer est:

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Interstellar

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Réalisé par : Christopher Nolan

Année : 2014

Site : Interstellar

Note : 7/10

Achat : Amazon, Fnac


We used to look up at the sky and wonder at our place in the stars, now we just look down and worry about our place in the dirt.

Le film se passe dans un futur apocalyptique où nous avons poussé trop loin les ressources de Lady Earth, qui pour nous “punir”, nous jette dehors. Être ingénieur ne sert plus à rien, l’humanité a besoin d’agriculteur pour s’occuper du peu de ressources qu’il nous reste. L’apparition d’un trou de ver dans notre système solaire offre une porte d’entrée vers d’autres galaxies, pour trouver un nouveau foyer à l’humanité.

Interstellar, c’est l’odyssée d’un ancien pilote, veuf qui va quitter ses enfants pour un voyage du dernier espoir.

Le film s’inscrit dans la tradition de la science-fiction réaliste, ce n’est pas un film sur le voyage dans le temps, mais un film qui parle de la condition humaine et de la place de l’humanité dans l’univers.

You can’t just think about your family. you have to think bigger than that.

La première fois que le film fût envisagé, c’était a travers les yeux de Steven Spielberg, qu’il était vu, faute de budget, il jettera l’éponge, passant le bébé à Nolan. Qui en reprenant le projet, modifiera sa ligne conductrice, en l’amenant dans l’espace.

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Aux commandes du script, on retrouve le petit frère de Christopher Nolan qui a travaillé l’histoire en s’inspirant des travaux de Kip Thorne, physicien et spécialiste de la relativité chère à Einstein.

Pour les décors, le réalisateur évince les écrans verts, il privilégie le réel, en tournant sur deux sites en Island, terre d’accueil du genre SF. Le choix d’un décor réel donne au film une touche de réalisme et entraine le spectateur plus profondément dans l’histoire. Pour les scènes dans l’espace, Nolan choisit les longs passages silencieux, il réutilise une pratique audacieuse utiliser sur le film Gravity. “Cela vous rappelle que l’espace est dangereux.”

I’m not afraid of death. I’m an old physicist – I’m afraid of time.

Les compagnons inattendus du film, sont les deux robots en acier, Case et Tars, qui suivent l’équipage du vaisseau, ils rajoutent au film une petite touche d’humour, et font un peu oublier les propos parfois trop scientifiques. Leur aspect est une référence consciente et assumée au film 2001, l’odyssée de l’espace.

Malheureusement, le film souffre de certaines longueurs qui auraient pu être évitées. Certains rebondissements de l’histoire sont assez prévisibles, d’autres moins. Le film s’éloigne peut-être un peu du coté scientifique vers la fin pour partie dans une certaines fantaisie éphémère. Christopher Nolan et son casting de choix (Anne Hathaway, Matthew McConaughey, Jessica Chastain etc..) nous offre un bon film qui remet à l’honneur la science-fiction.

Or perhaps we’ve just forgotten that we are still pioneers. And we’ve barely begun. And that our greatest accomplishments cannot be behind us, because our destiny lies above us.

Source : L’écran Fantastique, Première, Studio Ciné/Live, Allociné